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L'Oecuménisme

Relancer l’œcuménisme avec le pape François

Par Georges Colombain — Dernière modification 22/06/2018 11:57 — Historique


Sorte d’ONU chrétienne née au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le Conseil œcuménique des Eglises (COE) n’apparait presque pas sur nos radars hexagonaux, historiquement braqués sur le Vatican et l’Eglise catholique. Il est pourtant l’instance la plus largement œcuménique à l’échelle mondiale : près de 350 Eglises de plus de 120 pays y ont leurs représentants.

Créé par les Eglises d’Europe et d’Amérique du Nord, le COE, espace culturellement dominé par le monde anglo-saxon, se veut avant tout un acteur de réconciliation en Europe en s’appuyant sur les différentes confessions. Alors que son centre de gravité a aujourd’hui basculé au sud avec la croissance du christianisme en Amérique latine, en Afrique et en Asie, le COE demeure un laboratoire où des voix non dominantes s’expriment sur les questions éthiques, l’environnement et la défense des minorités…

Un temps éloigné des relations bilatérales avec les orthodoxes ou les luthériens, prônées par l’Eglise catholique, l’œcuménisme multilatéral porté par le COE n’a pas eu le vent en poupe jusque là. - Le pape François qui entend fédérer toutes les énergies chrétiennes de la planète, cherche à inverser la vapeur. A défaut d’accords théologiques, il veut rendre plus visible l’unité des Eglises en se faisant l’infatigable promoteur de l’action commune.

L’encyclique Laudato si est en réalité le fruit de plus de cinquante ans de dialogue entre l’Eglise catholique et le COE. Sur les migrants, les pauvres, la paix ou l’écologie, le pape veut inciter les chrétiens à agir ensemble au nom du seul christianisme, au lieu de le faire au nom d’une Eglise particulière.

La Croix du jeudi 21 juin 2018.